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Meeting At The University

    Les 13 000 visites passées en 5 mois 0.o Mais vous êtes fous ? MERCI.Mille mercis *_* (26/06/2016)

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Bienvenue 11/01/2016

Univers alternatif / Fiction Larry / Lemon, Amitié & romance .
Fin heureuse.
 
Ceci est ma deuxième histoire ''officielle'' (parce que je fais les prévenues) du nom de Meeting At The University. Elle très, mais alors très, différente de #PAPFic. Rien que le style d'écriture est assez différent.
 
Je m'embarque dans une nouvelle aventure où, je l'espère, vous allez adorer. Ma première a assez plu et je me répète encore mais merci, vous avez été indulgentes lors de cette toute première expérience pour moi et j'espère de tout mon c½ur que celle-ci sera meilleure. Après tout, maintenant je sais ce que les lectrices attendent dans les fictions.
 
Lors de cette fiction, les genres suivant seront les maître : Soft, fluff, amitié, romance, lemon, schoolfic et humour.

C'est une histoire d'une relation entre un prof et un élève
 
Comme avec la première, vous pouvez me retrouver sur Twitter avec le Hastag #MATUfic et @Andrea_Halter
 
Je prendrais beaucoup de temps pour l'écriture des chapitres.
 
Je ferais les prévenues, bien entendu.
 
R.E.P.E.R.T.O.I.R.E
 
Bonne lecture

Habillage créé par : EmptyFalling
Critique de la fiction ICI

Prologue 11/01/2016


Deux hommes. Deux âges.
Une passion. Un interdit.
L'un est professeur, l'autre étudiant.
Deux vies opposées liées par un même destin.

Harry Styles & Louis Tomlinson
 
 
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Au choix :)
#MATUfic

Chapitre 1 15/01/2016


Harry
 
Lundi 7 septembre
 
L'université de Manchester. Une faculté inauguré il y a quelques années seulement et dont les formations sont exclusivement réservées aux sciences humaines. C'est là que j'ai décidé de postuler pour un poste de maître de conférence en psychologie cognitive après avoir fini mes études et obtenu le concours pour pouvoir enseigner dans une faculté.
 
J'ai longuement réfléchi avant d'accepter la proposition pour le poste : Londres ayant de plus grandes universités et ayant effectué mes années universitaire là-bas, j'aurais pu aller y vivre définitivement mais Manchester est beaucoup plus près de ma ville natale et même si j'ai pris un studio dans le campus pour une question d'économie financière, je pourrais retourner dans ma famille beaucoup plus de fois que si je serais parti vivre à Londres. Et surtout, la vie est moins chère à Manchester que dans la capitale.
 
C'est trois mois avant la rentrée scolaire que j'ai accepté le poste, histoire d'avoir eu un peu de temps pour réserver un studio, préparer mes cours, découvrir tranquillement Manchester et finir les vacances d'été chez mes parents.
 
Aujourd'hui les vacances sont fini et je commence ma première journée à l'université. Je suis à la fois stressé et excité comme pas possible et savoir que mes cartons ne sont pas encore déballés dans mon studio ne m'aide pas à être zen. Pourtant, la vie universitaire je connais parfaitement ; j'y ai passé huit années de ma vie...Sauf que c'était à la position d'étudiant et non celle du professeur.
 
C'est donc très fébrilement que je suis entré dans le bâtiment G – celui de la psychologie – après avoir garé ma voiture sur le parking du personnel et vérifier que ma tignasse était bien mise dans son éternel chignon. Dans le bâtiment, je me suis dirigé vers la première salle des professeurs que j'ai vu sur mon chemin avant de suivre un groupe de nouveaux professeurs pour rejoindre la salle où se tenait une réunion de bienvenue.
 
« Très bien. Cette colloque est à présent terminée. Je vous souhaite à tous une très bonne année dans notre université »
 
Après plus de deux heures assis sur une pseudo chaise confortable pour un stupide briefing de bienvenue dirigé par notre doyen, je me dirige (enfin) vers ma toute première classe. Cette année, j'ai principalement les licences 3 du pôle psychologique ainsi que les master de première année, soit 4 classes. De quoi bien perdre la boule avec les heures à placer sur mon planning mais contrairement à mes collègues ayant en même temps toutes les licences et les Master, je crois que j'ai pas vraiment le droit de me plaindre. Mais je le fait quand même, c'est plus marrant comme ça.
 
En arrivant dans la salle de classe, tout le petit monde est déjà là ; une quarantaine d'étudiants dont plus de la moitié ont un ordinateur, ça fait rêvé, non ? Sauf quand on est un nouveau professeur sortie à peine de l'école et qui plus est, a presque le même âge qu'eux. C'est assez bizarre en fait et même si la situation me fait rire, j'ai plutôt envie de partir en courant mais une force inouïe me fait marcher jusqu'au bureau du professeur alors que des paires de yeux me regardent sans rien dire.
 
« Vous êtes bien le TD 2 des L3 ? », Je leur demande en posant mes affaires sur le bureau. Tout le monde me fait un signe de la tête et j'en profite pour m'asseoir bien en face d'eux.
 
Commencer l'année avec des dernières années en licence c'est une chance ; les licence 1, sortant tout juste du lycée, sont plus chiants à apprivoiser. Surtout si on est un nouveau professeur. Mais bon, il reste toujours deux ou trois qui se font remarquer mais pas au point de rendre chèvre leur professeur.
 
« Bon, je reprends en les regardant tous, avant de commencer le programme j'aimerais un peu vous connaître donc sortez une demi feuille ou ce que vous voulez peu m'importe mais démerdez-vous pour que dans dix minutes max, j'ai sur mon bureau votre fiche de présentation avec votre nom, prénom, âge, vos diplômes et leur mention si a, si vous êtes redoublant et ce que vous voudriez faire dans le futur. »
 
Le pouvoir de contrôler une classe ; la meilleure chose que peut rêver un mec de nature casse-couille comme moi. Ils vont en baver avec moi mais pas dans le sens cours lourds et chiants avec un professeur ne faisant que parler, plutôt dans le sens où puisque j'ai l'avantage – contrairement à mes collègues – d'avoir leur âge, je sais exactement ce qu'il faut faire pour les tenir éveillés toute l'heure et demi de cours c'est-à-dire faire des blagues, des plaisanteries et être cool avec eux et c'est là, qu'ils vont en baver.
Lorsque tout le monde a posé sa petite fiche sur le coin du bureau, je fais l'appel pour mettre une tête sur chaque prénom que je vois sur les fiches. Puis, je fais un petit monologue agaçant sur le programme et mon fonctionnement concernant les devoirs ou plutôt, les exposés qu'ils devront tous faire par équipe et là, le moment que je préfère : leur expression faciale face à cette annonce qui sous-entend aller au tableau, devant tout le monde. Quelque chose que peu aiment mais indispensable à l'université pour avoir des notes.
 
« Allez quoi, c'est pas la meurt ! Juste quarante minutes devant vos camarades et surtout, devant moi », Je lance grand sourire en les voyant se décomposer sur place. Mon humour noir va les tuer dans pas longtemps je crois.
 
« Quarante minutes, vous êtes sérieux ? », Me lance un élève en face de moi, dans la première rangée.
 
« Ah mais certainement. Vous êtes plus des L1, l'année prochaine c'est le Master donc faut s'apprendre à parler longtemps », Je leur explique.
 
« Putain mais t'es con Baker ! J'te rappelle qu'en L2 on avait ce temps là pour les exposés », Lui réponds un autre élève en se moquant presque.
 
« Oh c'est bon Sam, fais pas chier ! », Lui réplique sèchement son camarade.
 
« Et ho, je t'interdis de- »
 
« STOP !, Je leur crie, mais vous vous croyez où ? Vous êtes à l'université, qui plus est des L3 et vous vous comportez comme des lycéens. Vous êtes tous comme ça dans cette université ou c'est juste vous deux ? », Je demande, ma voix beaucoup plus rauque que d'habitude.
 
«  Excusez-les m'sieur, c'est deux là se disputent depuis la L1. Ils gonfles tous nos profs d'ailleurs ». Explique une nouvelle voix, féminine, en les regardant.
 
«  Ouais bah je m'en fiche, je lance en rangeant leurs fiches dans ma sacoche, je veux pas de ça dans mon cours donc dorénavant vous laissez vos différents de côtés dès que vous franchiserez cette porte. Est-ce assez clair ou dois-je vous le faire marquer sur vos ordinateurs ? »
 
« Clair m'sieur », Ils me disent tous en c½ur tels des robots.
 
J'adore déjà mon statut de prof.
 
« Très bien, je préfère ça. Bon, pour reprendre là où vous m'aviez interrompu, je disais que les exposés allaient être de quarante minutes et que ça va être un bon entraînement pour l'année prochaine. Sinon moi j'étudierais avec vous la psychologie cognitive et pour finir, je me nomme Harry Styles mais pour vous ça sera monsieur Styles bien évidemment, je lance en jetant un ½il à ma montre, bon je crois que je vais vous lâcher. On se revoit dans 4 heures. »
 
A peine ai-je fini ma phrase qu'ils se lèvent en trombe, se précipitant à la sortie de la classe. Et bien, je vois que l'enthousiasme de la reprise des cours reste le même qu'au lycée malgré l'âge avancé de ces petits brebis.
Je sors à mon tour, laissant la place à un autre professeur et ses élèves, et je me dirige vers la salle des professeurs pour reprendre mon manteau et pouvoir enfin aller manger ainsi que découvrir mon studio et la résidence puisque mes parents ont déposé mes cartons mais moi, j'étais bien trop occupé à préparer mes cours pour avoir eu une seule seconde de libre et visiter mon chez-moi. C'est débile, je sais mais j'ai vécu huit années dans une résidence universitaire donc j'imagine un peu l'endroit. Ils sont tous pareils de toute façon ; des vraies cages à poule.
 
Je mange vite fait un sandwich à la cafétéria et je sors du bâtiment regroupant les études psychologique pour rejoindre le coin résidence qui se trouve juste en face de la faculté puisqu'une simple route sépare les résidences et l'université. Praticité et simplicité ; deux mots hyper important quand on commence la vie active et qu'on a pas beaucoup d'argent. Surtout quand on a pas beaucoup d'argent.
 
Il y a trois résidences sur le campus. Mon logement se trouve à la deuxième, soit à la plus grande puisqu'elle a des studios pour deux personnes en plus des studios individuels dont le nombre doit se situer entre Quatre-vingt et quatre-vingt dix piaules habités par des étudiants de différentes années. Autant dire que je suis l'agneau parmi les loups mais j'aurais pas pris la décision d'aller vivre ici si ma situation financière ne serait pas au point mort.
 
Mon studio est individuel, je n'aurais donc pas de colocataire pour me casser les pieds, c'est déjà ça. Parce que, la vie en colocation je connais et merci mais non merci. Une fois pas deux. C'est donc nostalgique de mes années universitaires que je rentre dans mon nouveau chez-moi en faisant gaffe aux six ou sept cartons éparpillés dans cette pièce dorénavant ma maison. J'inspecte de longues minutes les lieux ; une cuisine et deux meubles autour de celle-ci, une table carré, un lit double et un bureau quelques mètres plus loin et pour finir, une porte juste à côté du lit : la salle de bain sans doute.
 
Une piaule des plus standard en fin de compte.
 
Mon inspection terminée, je prends une chaise en poussant sur mon passage deux cartons – le déballage attends depuis hier, il peut bien attendre encore jusqu'à ce soir – et je me place à table en sortant de ma sacoche les fiches de mes élèves. Heureusement, j'ai qu'une classe aujourd'hui, j'ai donc qu'un seul paquet de quarante fiches à découvrir. Demain ça sera autre chose.
En découvrant les noms et prénoms du groupe 2 des L3, je m'aperçois qu'il y a beaucoup d'étrangers. Les Erasmus aiment étudier en Angleterre c'est dingue.
 
Je passe près de trois heures trente à lire une bonne trentaine de fiches, découvrant différents parcours scolaire plus ou moins bien et leurs ambitions pour le futur. Je voudrais bien continuer avec les dix dernières mais il est l'heure de retourner au Bâtiment G de la faculté pour retrouver les petits brebis que je vais adorer charrier cette année.
 
Contrairement à ce matin, c'est moi qui arrive le premier dans la salle. Il est quinze heures moins dix, nos petits génies doivent encore être en salle de cours en train d'écrire à la main ou sur l'ordinateur en espérant que leur professeur finisse son monologue interminable. C'est jouissif maintenant que je suis prof à mon tour mais j'avoue qu'il a encore 7 mois, j'en avais marre de leur monologue insupportable sans interagir avec leurs élèves ou lancer une blague entre deux discussions. Si je me souviens bien, un seul prof était assez cool avec ses élèves. C'est de lui que je tiens mon choix d'être sympa avec mes élèves. Sans oublier que je suis de nature cool, casse-couille et amusant.
 
Ils débarquent tous quelques minutes plus tard. J'attends encore quelques secondes qu'ils s'installent en vérifiant à l'extérieur de la salle si plus aucun étudiant n'arrive puis je referme la porte derrière moi et je commence mon cours tranquillement.
 
Après deux ou trois blagues sur de grands psychologues Anglais qui ont l'air de faire rire la galerie dont quelques uns qui font la gueule, la porte s'ouvre sur deux retardataires dont un que je n'ai pas vu ce matin, j'en suis sûr. Il partent s'asseoir au troisième rang de la droite en s'affalant sur leurs chaises. Pas d'excuse, ni salutation. L'année commencent bien pour ces deux là. Je veux bien être cool mais faut pas déconner non plus.
 
« Je peux reprendre le cours messieurs ou vous avez pas fini votre spectacle ? » Je leur demande en croisant mes bras sur la poitrine en voyant qu'ils discutent à haute voix à un camarade.
 
« On a fini, vous pouvez continuer votre monologue », Lance celui que je n'ai pas vu ce matin. Quelle insolence. Ses amis pouffent de rire dans un silence remarquable.
 
« Vous viendriez me voir à la fin de l'heure, je lâche en direction de l'inconnu, quant à Ron Weasley, il va vous expliquer ce qu'il faut mettre dans votre fiche de présentation puisque ce matin vous n'étiez pas là, au lieu de rire comme un débile à votre insolence » , Je continue sous le sourire mesquin et moqueur du fauteur de trouble alors que le rouquin se fige sur place suite à mon surnom.
 
« Mais monsieur, je m'appelle Sam Wesson et pas- »
 
« Je m'en fiche. Chacun d'entre-vous allait avoir un surnom de toute façon donc ne soyez pas triste monsieur Wesson » Je le coupe en arborant un sourire que j'enlève aussitôt « Allez, faites ce que je vous ai demandé »
 
Autant l'ambiance était agréable avant que les deux entrent, autant maintenant c'est une ambiance assez froide qui règne dans la classe alors que je reprends mon cours. Montrez notre personnalité dès le début de l'année est la clé pour ce faire respecter tout le long de l'année même en dernier année de licence. Le reste du cours se passe sans aucune blague de ma part, ne faisant que parler et parler devant quarante élèves qui prennent des notes en silence. Je sens plusieurs fois le regard persistant du fauteur de trouble sur moi mais jamais quand je porte le mien vers sa rangée. Encore un qui n'a pas de couille.
 
Une heure plus tard, le cours se fini enfin. J'ai la gorge sèche tellement que j'ai parlé et je suis obligé de me désaltérer alors que tout le monde sort sauf un qui pose sa fiche sur mon bureau et attends sans rien dire et même si mes yeux regardent le plafond pendant que je bois, je sens son regard vadrouiller dans la pièce. Je range cette nouvelle fiche dans mon sac sans vraiment la regarder et je pose mon regard sur cet élève à première vue perturbateur dont les yeux regardent le sol à présent.
 
« Je ne sais pas comment procèdent mes collègues mais dans mon cours, je n'accepte aucun comportement enfantin et insolent. Si vous êtes ici c'est pour bosser sinon, vous sortez. Est-ce clair ? », Je lui demande à moitié dur, moitié calme. Après tout c'est pas le premier ni le dernier qui joue au plus fort avec un de ses professeurs.
 
« Oui monsieur », Il susurre dans ses dents en massant sa nuque, les yeux rivé à la porte. Je l'emmerde ça se voit à plein nez mais dommage pour lui, je suis encore plus emmerdant.
 
« Répétez plus fort et en me regardant s'il vous plaît »
 
« Oui monsieur » , Il répète bien haut cette fois mais presque en soufflant et en me regardant dans les yeux. C'est là que je remarque ses yeux d'un bleu étourdissants, presque envoûtant. Alors lui, il est bon pour que son surnom soit ''regard océan''. Ni plus, ni moins. Il doit avoir beaucoup de demandes de la part de ces demoiselles. Je serais même près à parier qu'il drague des filles juste avec ses yeux. « Je préfère ça. Allez, retournez à vos occupations » je lui dis en prenant mon sac et sortant de la salle « Et tenez-vous un carreau la prochaine fois ! »
 
Puisqu'il est déjà seize heures trente passé, je retourne dans mon studio pour déballer mes cartons ; principalement des livres, de la vaisselle, des vêtements, mon ordinateur ainsi que la box pour la connexion internet et d'autres choses nécessaires pour avoir un confort décent dans une piaule de 25m² autant dire pas grand chose.
 
Après avoir rangé toutes ces choses, je reprends les dix dernières fiches de présentation des étudiants que j'ai eu aujourd'hui dont celui de regard océan pour être un minimum informé sur ces étudiants que je vais avoir pendant un an et peut-être plus. Ainsi, j'apprends que regard océan se nomme Louis Tomlinson et qu'il a redoublé son année, comme deux ou trois autres dans cette classe, ainsi que sa terminale et d'après ce que j'ai pu voir aujourd'hui, ce gaillard à l'air d'être le casse-couille du TD2 des L3.
 
Quelques heures plus tard, je suis prêt à passer ma première nuit dans mon chez-moi. C'est donc après avoir dîner dans un fast-food en ville – les courses seront pour demain – que je m'installe dans mon lit, un livre à la main. Rien de tel qu'un bon livre de psychologie enfantine pour passer une bonne nuit...Enfin, ça c'était mon programme du soir avant que la porte retenti de trois coups aigu et me fait sortir du lit. J'espère que la personne derrière la porte a une très bonne raison de me déranger à plus de vingt-deux heures du soir sinon, je crois que je vais faire un meurtre.
 
« Hum ? » , Je lance en ouvrant la porte
 
Vu l'heure à laquelle on m'importune, je ne capte pas sur l'instant qui se trouve en face de moi. C'est une vulgarité de cet visiteur qui me fait réagir et me fait prendre conscience que la personne n'est autre que regard océan alias Tomison ? Malison ? Je ne sais plus exactement comment il se nomme mais une chose est sûre : c'est ce cher casse-couille de ma dernière heure de cours qui me regardant ébahit, une main plaquée sur sa bouche. C'est là aussi que je remarque que j'habite dans le même bâtiment que lui.
 
« Mais qu'est-ce que vous foutez à ma porte ? », Je lui demande en fronçant les yeux, ne comprenant pas ce qu'il fait sur mon palier.
 
« Je...bah...Oh putain mais pourquoi un truc pareil n'arrive qu'à moi ? » , Il lance en tournant sur lui-même, ses deux mains plaquées sur ses yeux. Lui aussi, il est surprit de me voir apparemment.
 
« Je vous retourne la question !, Je lâche en levant le yeux au ciel, bon vous me voulez quoi exactement à une heure pareille ? », Je lui demande en m'appuyant contre ma porte. Heureusement que j'ai enfilé un tee-shirt avant d'ouvrir cette fichue porte.
 
« Je....ouais non, rien. Bonne nuit », Dit-il en ouvrant la porte en face de la mienne et la referme à la vitesse de l'éclair.
 
Il me faut quelques minutes pour que l'information suivante arrive à mon cerveau : ce type est mon voisin de palier. Je referme ma porte et je m'appuie contre elle en repensant à ces cinq minutes de dingue que j'ai passé. Moi qui pensais que mon année avait super bien commencée, je remarque que ce n'est plus le cas maintenant que je sais qu'un de mes voisins est le casse-couille du TD2.


(l'université où se passera l'histoire)

Holà :)
Un stress de poster ce tout premier chapitre :D
Bon, j'espère que pour un premier chapitre, c'est assez accrocheur (?).
N'hésites pas à commenter
@Andréa_halter
#MATUfic

Un kiff pour être prévenue

Chapitre 2 16/01/2016


Louis
 
Mardi 8 septembre
 
Je gare ma Guzzi dans le parking réservé aux étudiants.
 
Le bâtiment G n'est qu'à quelques mètres de là où je suis est pourtant, j'ai l'impression qu'un poids énorme s'acharne sur mes chevilles alors que je m'approche de plus en plus de ce bâtiment que je connais plus que bien, mon casque dans ma main droite et mon blouson en cuir déboutonné. J'aime être à l'université ; j'ai tous mes potes d'enfance ici. Le problème c'est que la psychologie c'est pas mon truc mais malheureusement je l'ai découvert en deuxième année et depuis, je suis toujours en troisième année – ayant redoublée celle-ci – en espérant être enfin accepté dans le cursus qui me parle vraiment : la médecine.
 
« Ah Louis, enfin te voilà ! » Me lance Sam en me checkant lorsque j'arrive à ses côtés.
 
« J'ai manqué beaucoup de cours ? », Je demande en remarquant qu'il est déjà onze heures.
 
« Seulement Neurobio adaptative et psycho clinique. T'inquiètes, j'ai signé pour toi sur la feuille d'émargement. Aux yeux du prof tu as assisté au cours », Il me dit lorsque nous rentrons dans le dernier cours de la matinée.
 
« Merci gros. Comme ça, j'ai pas besoin d'être à tous ces cours déprimant », Je lâche en posant mon casque sous ma chaise.
 
« Tu as des nouvelles du secrétariat d'ailleurs ? », Il me demande en ouvrant son ordinateur
 
« Toujours rien. Ça fait un an que je leur demande de me changer de cursus mais soit il y a plus de place, soit ils oublient de faire le nécessaire. »
 
« Et après on dit que le métier de fonctionnaire est fatiguant, mon cul ouais ! Tu me diras, c'est vrai que rien faire à longueur de journée c'est à force, fatiguant. Tu imagines ; rester huit heures assis derrière un bureau à rire entre collègue et boire du café...la vache ! Trop fatiguant », Il ironise lorsque le professeur fait son entrée.
 
Je crois que je m'endors dès que le prof ouvre la bouche. Déjà qu'hier soir j'ai pas dormi, ayant cauchemardé sur le fait que mon voisin n'est autre qu'un de mes profs, là le discours du prof m'achève en un rien de temps.
 
« Louis, yo Louis ! » Mon bras me fait mal tandis qu'une voix m'interpelle de loin. « Hey, réveille-toi vieux »
« Hum ? », Je murmure en relevant la tête de la table.
 
« Ça fait une demi heures que tu dors là. Qu'est-ce qui va pas ? »
 
« J'vais bien, t'inquiètes pas », Je me frotte les yeux en baillant. Heureusement qu'on est au fond de la classe et que quarante têtes m'ont protégée. Quoi que, je me demande si le prof aurait remarqué mon assoupissement même si je serais dans les premiers rangs. Je pense que non
 
« Vu la tête que tu as fait lorsque t'es revenu de ta présentation au voisin sans parler de ta nuit très courte à faire les cents pas dans le salon, non je crois pas que tu vas bien »
 
« Si. si. T'inquiètes pas, tout roule », Je lui dis en sortant une feuille et un stylo. « Notre nouveau voisin est notre nouveau prof de psycho cognitive », Je lâche sans réfléchir en murmurant entre les dents. Il a le droit de savoir. J'ai pas envie qu'il me fasse une syncope en découvrant par lui-même qui est notre voisin.
 
« Qu...quoi ?, Il dit en bégayant mais souriant, tu déconnes là Tomlinson ? » Il continue un décibel trop fort dans cette classe trop silencieuse. Le prof s'arrête dans son débat et nous regarde sans rien dire « Pardon », S'excuse Sam en retrouve sa voix normale.
 
« Je te jure que je déconne pas ! Hier j'étais d'attaque pour souhaiter la bienvenue au nouveau voisin comme chaque année et bim, je me retrouve face à face avec le prof. J'étais choqué et tout ce que j'ai voulu faire c'est rentrer dans notre studio, ce que j'ai fait 5 secondes après, je lui explique, maintenant tu comprends deux ou trois choses sur mon comportement d'hier soir ! », Je chuchote en prenant des notes.
 
« C'est trop cool ça alors », Il fini par dire en ornant un sourire et en tapant sur son ordinateur
 
« Quoi ? Mais enfin Sammy, c'est loin d'être cool ! Je le sens pas ce prof et savoir que c'est notre voisin n'arrange pas mon instinct clignotant rouge »
 
« C'est quoi qui te dérange Louis ?, il me demande en levant un sourcil, ce prof est génial et en plus, c'est bien le seul qui anime ses cours en blaguant et l'avoir comme voisin de palier est une très bonne chose, pour beaucoup de raisons, il continue en ouvrant une page internet, réfléchis un peu et tu vas comprendre où je veux en venir »
 
« Les seules bonnes choses que j'ai trouvé depuis hier c'est qu'il pourra nous être, peut-être, utile pour les exposés ou autre recherches pour son cours sinon je vois p...Ah d'accord, c'est ça », Je fini par dire en voyant son sourire.
 
« Exact. Et pis, lors des fêtes je suis sûr qu'il sait mettre super bien l'ambiance, comme dans ses cours quoi. En tout cas, moi, je ne suis pas contre le fait d'avoir un prof pour voisin, il m'avoue, après tout, c'est un mec comme nous et il n'y a pas de mal à ce qu'un prof de fac vit dans une résidence universitaire »
 
« Je vais faire comme si je n'avais rien attendu », Je secoue la tête et je range mes quelques affaires dans mon sac.
 
Étant midi passé, nous partons au restaurant universitaire lorsque nos autres amis se pointent à notre point de rendez-vous habituel : les bancs qui se trouvent au milieu de la faculté, juste en face du restaurant.
 
« Alors les garçons, vos cours se passent bien ? » Nous demande Hélène, ma meilleures amie
 
« On fait aller », Je dis sans conviction
 
« Comme toujours avec toi Lou, elle me dit en pinçant ma joue, sinon avez-vous déjà eu un cours avec monsieur Styles ? » puisqu'elle est à ma droite, je lui mets un petit coup de coude. Ça lui apprendra à me pincer la joue comme si j'étais un gosse.
 
« Ouais et ce prof est méga trop cool » Lance un autre amis à ma gauche.
 
« Cool, cool, c'est vite dit !, Je lâche en piquant dans ma frite, peut-être qu'il est cool parce qu'on est en septembre mais que dans genre deux mois, ça sera le contraire »
 
« Oh mais la ferme Louis !, me crache Sam en face de moi, tu l'aimes pas et c'est ton droit mais saches que tu dois être le seul parce que putain, ce prof là est le meilleur qu'on a eu en quatre ans ici »
 
« Je suis d'accord avec Sammy et pourtant, moi, j'apprécie aucun prof » Déclare Hélène « d'ailleurs, pourquoi tu l'aimes pas ? »
 
« Peut-être parce qu'il a fermé la gueule de Louis devant nos camarades ou parce qu'il est notre voisin. Bref, pour aucune raison valable » Explique Sam sous mon regard noir.
 
« Attendez les mecs, vous êtes bien entrain de me dire que ce prof là habite dans votre résidence ? » Demande-t-elle, le sourire aux lèvres et en jetant un ½il vers la table où se trouve le prof en question, à quelques mètres devant nous.
 
« Ouais, c'est ça » Confirme Sam en buvant son coca.
 
« Oh Dieu, Marie, Joseph c'est mon jour de chance ! » Hurle-t-elle en tapant dans ses mains. J'ai le réflexion de plaquer ma main sur sa bouche et mettre sa tête contre mes genoux mais toute la cafétéria a déjà les yeux vers nous.
 
« C'est rien. Retournez à vos assiettes, ne vous inquiétez pas » Déclare Henry, un ami à la gauche de Sam, à l'assemblée qui nous dévisage « Non mais ça va pas de hurler comme ça ? Réveilles-toi, on est pas les seuls ici »
 
« Désolé mais ce mec est le fils d'Apollon donc savoir qu'il habite en face de chez vous me remplit de joie » Elle rit en couinant « Et les mecs, vous allez me promettre de me prévenir à chaque fois qu'il se ramènera aux fêtes de la résidence » Elle dit dans un enthousiasme à faire peur.
 
« T'es barge ? Hélène, c'est un prof ! », Je fini par dire pour la calmer un peu.
 
« Sauf qu'on est plus au lycée et nous sommes majeurs donc rien ne nous interdit une relation prof-élève », dit Henry en reniflant.
 
Je souffle, préférant m'abstenir de répondre à ça. J'adore mes potes mais merde, parfois ils m'énervent vraiment et agissent idiotement. Je fini mon sandwich en lui lançant une grimace alors que les discussions tournent toujours vers ce prof trop gentil avec ses élèves pour être honnête.
 
« En vous écoutant j'ai l'impression qu'il est à vos yeux le Messie, je lance en croquant dans mon muffins, revenez sur terre les copains, c'est qu'un prof comme un autre. D'ailleurs, quelqu'un a jeté un ½il à sa fiche de renseignement », Je demande en savant déjà la réponse.
 
« Oui, commence Henry, et crois moi il est loin d'être con : A-level à 17 ans, diplômé de ses trois licences à 20, ses masters à 22 et à tout juste vingt-cinq ans il a son doctorat et les félicitations du jury pour son mémoire sur ''La mémoire et ses facultés non connues''. J'vous le dis ce prof connaît son domaine sur le bout des doigts » Fini Henry.
 
« En fait Henry, c'est très logique vois-tu, je lui explique en pouffant de rire avec Hélène, parce que c'est un prof donc s'il ne connaîtrait pas son domaine sur le bout des doigts, on devrait peut-être s'inquiéter ou se poser des questions sur leur recrutement », Je continue devant un Henry désabusé.
 
« Oh putain !, Lance Sam faisant arrêter nos rires moqueurs, j'ai lu ce mémoire en Août, lorsqu'il a été publié sur un site et putain, il est vraiment bien. Simple à comprendre et...Ouais bon d'accord, je me tais » Marmonne Sam en remarquant nos têtes amusées.
 
« Bon et si on allait à la bibliothèque, hein ?, je leur demande, avant que Sammy nous fait un monologue sur la mémoire », J'ironise en me levant de ma chaise, les autres suivant mon exemple.
 
« Bonne idée », Ils disent tous en c½ur sauf Sam qui fait la gueule.
 
« Personne ne me comprend ! » Se plaint-il en nous suivant, quelques mètres derrière nous.
 
C'est vrai, nous le comprenons pas. Enfin, lorsqu'il nous parle de psychologie bien sûr. Même Hélène qui est en Master aime faire une pause des études lors du midi, lui, jamais et je sais ce que j'insinue ; étant en collocation avec lui, je sais de quoi je parle malheureusement.
 
A la bibliothèque nous avons un endroit habituel qui, par chance, n'est presque jamais prit lorsque nous y allons. Le truc c'est que ça fait partie du coin dit silence de la biblithèque et que nous tous réunis, nous sommes loin d'être les champions du silence. C'est même tout le contraire
 
« Chut ! » Nous ordonne la bibliothécaire lorsque Hélène et moi, nous rions un décibel trop aigu.
 
« Charrette is back. Tous à l'abri » Lance Sam bien fort pour que cette pauvre dame âgée entend bien pendant que ses immatures d'amis rigolent de ses conneries. ''charrette'' est le surnom que nous lui avons trouvé le jour où nous l'avons vu pour la première fois ranger des livres avec son chariot. C'était il y a quatre ans et depuis, c'est resté.
 
« Vous vous croyez drôle ? », Demande-t-elle de sa voix brisée par toutes ces années à engueuler des étudiants qui ne respectent pas les règles de sa bibliothèque.
 
« Vachement. En plus, on a que ça à faire » Lui répond Sam sur un ton de défie qu'elle ne semble pas apprécier. « C'est bon, je m'excuse m'dame », Il fini par dire en voyant notre regard sérieux. Il va nous faire bannir de la bibliothèque s'il continue. C'est marrant mais merde, autant lui que moi nous avons besoin de l'accès à la bibliothèque pour nos recherches sans parler d'Hélène et Henry qui sont en master et qu'ils commencent leur thèse.
 
« On bouge ! », Je lance lorsque Sam est à la limite de lui refaire une remarque douteuse « Et toi Sammy, s'il te plaît ferme là », Il y a des moments comme celui-là où je préférerais l'entendre parler de ses bouquins de psycho que de le voir faire son rebelle sans qu'il voit ses limites « Allez venez, on doit retourner en cours », Je fini par dire en sortant de cet bâtiment pour rentrer dans un autre bâtiment. Celui de notre cursus.
 
J'ai pas la prétention de dire que je suis le plus posé ou le plus réfléchi de mon groupe d'amis, ce serait plutôt tout le contraire en fait, mais c'est toujours moi qui gère des situations comme celle-ci, lorsque Sam ou Henry vont trop loin et qu'Hélène, la plus posée et réfléchie d'entre nous, n'arrive pas à les calmer ou n'ose pas.
 
« Sammy, on a quoi là ? », Je lui demande alors que nos deux amis sont reparti vers leur classe au rez-de-chaussée et que de notre côté, nous montons les escaliers.
 
« Le prof que tu adoooores », Chante-t-il en passant les portes battantes du premier étage.
 
« Haha très drôle ! », Je lance en riant faussement. Nous entrons les derniers dans la salle de classe mais le prof n'est pas encore là. « N'empêche je me répète mais ce prof j'le sens pas. Il est genre trop cool pour être réel »
 
« Tu regardes beaucoup trop Supernatural toi, me lance Sam en s'asseyant, faut vraiment que tu arrêtes la cadence à laquelle tu t'enfiles les épisodes. Bientôt, tu vas croire que les vampires et les métamorphes existent pour de vrai »
 
« Roh et c'est bon, je suis pas cinglés à ce point là », Je lui réponds, vexé qu'il ose mettre ma série préférée dans cette conversation.
 
« Ça mon pote, ça reste à vérifier », Il lance un sourire en coin s'affichant sur son visage.
 
« Dixit celui qui lit des thèses sur la psycho », Je réplique moi aussi un sourire en coin alors que le prof fait son entrée, une blague datant de Jérusalem sortant de sa bouche. Et le pire c'est que tout le monde rigole.
 
« Insinuerais-tu que je suis cinglés juste parce que je lis des thèses pour les cours et les exams ? », Il me demande en chuchotant alors que le prof nous explique quelque chose mais qu'on écoute pas.
 
« Cinglés mais intelligent. J'aime ça », Je lui réponds dans le même chuchotement en arborant un sourire fier tout en faisant semblant d'écouter le prof parler d'une rencontre ou je-ne-sais quoi avec chacun d'entre nous.
 
« Je vais donc commencer par voir ceux qui ont obtenu leur A-level mention ''très bien''. Ceux et celles qui sont concernés, levez la main », Dit monsieur chignon. Il m'énerve mais je lève quand même ma main comme quinze autres personnes. « OK vous, je vais vous voir à la fin du cours, il précise pour mon plus grand malheur, au tour de ceux et celles ayant eu mention ''bien'' ? », vingt mains se lèvent « Vous, je vais vous voir à la séance prochaine c'est-à-dire vendredi. Et pour finir, ceux et celles ayant eu soit mention ''assez bien'', soit diplôme sans mention ? » Là, seulement cinq personnes lèvent leur main « Parfait donc vous cinq ça sera la semaine prochaine, il fini en posant son stylo, voilà maintenant passons aux exposés pour que le plus barbant soit derrière nous ».
 
Je crois que sa voix va réussir à me rendre barge. Tout le monde rigole. C'est pas vrai, ils ont jamais vu un prof parler dans un langage familier ou quoi ? C'est pas possible d'apprécier autant un prof de fac. En plus, ils s'en contre fiche de nous. Ils sont juste là pour faire leur cours rien d'autres, et c'est pas ce jeune prof sortie à peine des jupes de sa mère qui va changer la mentalité des profs universitaire. Après que tout le monde a trouvé un exposé en duo ou seul – d'ailleurs, Sammy et moi nous sommes ensemble comme toujours, c'est le principale – nous commençons le cours.
 
« Crâne d'½uf et Fifi Brindacier venez au tableau nous expliquer ce qu'a apporté William James à la psychologie », Dit le prof vers un camarade plus vieux que moi et chauve ainsi que sa voisine, une rousse avec des couettes. Ils doivent avoir la trentaine à tout casser.
 
Les trentenaire essayent tant bien que de mal à nous faire une explication simple, sans succès. Le prof cache son amusement, comme tout le monde d'ailleurs.
 
« Ouais bon, merci vous deux vous pouvez retourner à votre place. Un autre ? », Il demande à l'assemblée qui se fait toute petite « Tiens, on va voir ce que regard océan à dans le ventre », Il fini par dire dans un sourire et vers moi. Quoi ! C'est ça son surnom pour moi ? Mais il est pas gêné ce bouffon. Sam me fout un coup dans les côtes et je fini par me lever en soufflant « Et dans la joie et la bonne humeur », Me lance ce bouffon qui me sert de prof avec son stupide sourire.
 
Ayant terriblement envie d'enlever ce sourire de son visage, je fais l'effort de rechercher au plus profond de mon esprit des brides de souvenirs de ma première année, là où on a parlé de ce William James, et j'explique devant toute la classe les quelques informations que j'ai sur lui ce qui fait enlever soudainement son sourire. Et ouais, si je suis sa tête de turc alors il va voir que je ne me laisse pas faire. Je repars à ma place fier de moi.
 
« T'abuses sérieux ! », Me lance Sam lorsque je me rassis.
 
« Non. Je lui montre juste que je ne suis pas faible »
 
« Tu vas recommencer comme l'année dernière avec le prof de neurobiologie, je le sens gros comme Buckingham Palace », Marmonne Sam dans sa barbe.
 
« Je ne vois pas du tout de quoi tu parles », Je lui réponds en rangeant mes affaires le cours étant (enfin) terminé.
 
« Ça m'étonne pas, il sourit, allez viens on va attendre notre tour de passage dans le couloir, il dit en souriant à une fille, nos belles camarades en première dans l'ordre de passage »
 
« Te fatigue pas Wesson, tu n'auras jamais ton stage dans le cabinet de mon père », Répond l'une d'elle en tapotant l'épaule de Sam tout en passant devant lui.
 
Je pouffe de rire en sortant de la salle, laissant seul un camarade et le prof en entretien. Je pars m'asseoir sur l'un des quatre bancs blanc du couloir en attendant mon tour avec Sam.
 
Je laisse passer les quatorze personnes qui étaient en attente avec moi dont Sam, reculant le plus possible le moment fatidique où je serais devant le prof. Lorsque c'est mon tour, je rentre et je m'installe en face de lui à son bureau avec nonchalance.
 
« Monsieur Tomlinson, il dit en regardant ma fiche, l'insolent du TD2 », Je vois que ma réputation me précède. Agréable sensation.
 
« Comme c'est étrange ; vous m'appelez par mon nom de famille et non par ce surnom débile », Je lui réponds un sourire narquois ornant mon visage.
 
« Vous pouvez pas être mature un instant ? », Me demande-t-il blasé
 
« Vous pouvez pas arrêter vos surnoms débiles un instant ? », Je lui demande à mon tour. On rentre dans un jeu où il est sûr de perdre.
 
« Vous pouvez pas arrêter votre insolence deux secondes ? »
 
« Vous pouvez pas déménager ? Genre, loin de mon palier ? »
 
Enfin, c'est sortie. J'ai mis longtemps à comprendre mais après une nuit à me retourner le cerveau de fond en comble je crois que je peux affirmer que mon problème principal est qu'un prof, bouffon en plus, habite en face de chez moi et que seul moi à l'air de trouver ça bizarre.
 
« Ah donc c'est ça qui vous dérange avec moi », Il fini par dire après un silence froid et gênant.
 
« Bah ouais monsieur Styles, c'est exactement ça mais allez savoir pourquoi mes camarades de classe vous adore et ne trouvent pas ça étrange qu'un prof c'est prit un studio dans une résidence universitaire », Je lui explique en lui jetant un regard noir.
 
« Je ne vois pas en quoi c'est étrange ; j'ai pas l'attention d'aller à vos fêtes étudiantes, encore moins de me lier d'amitié avec mes étudiants qui sont mes voisins d'étage », Me dit-il en liant ses mains sur la table.
 
« Ça reste à voir », Je lui réponds sèchement alors que je me suis avancé vers lui. Il me regarde dans les yeux un instant avant de rouler des yeux. Je l'agace et j'adore ça.
 
« Bref, on peut revenir aux choses sérieuses de type prof-élève ou c'est pas dans vos cordes d'être un minimum respectueux envers le corps enseignant ? », Il me demande en me replaçant contre mon dossier de chaise du revers des mains.
 
« C'est bon, j'arrête mon insolence pour aujourd'hui », Je fini par dire en retrouvant mon éternel sourire narquois.
 
Quelques minutes plus tard, l'entretien ce fini. Si on oublie notre mise à plat au tout début de ces quinze minutes et son sourire toujours sur son visage, je dirais que cette entrevue c'est bien passée. Il m'a posé des questions – débiles je dois l'avouer – et aussi dingue que possible, j'ai répondu sérieusement à celles-ci ce qui, me concernant, est un miracle.
 
« Bonne fin de journée regard océan », Il me lance d'un ton moqueur lorsque j'ouvre la porte. Son putain de surnom je vais lui mettre dans le cul s'il continu de me le dire.
 
« Ouais...Vous aussi », Je fini par dire après un instant devant la porte, me retenant de lui lancer une moquerie sur son chignon. Ce mec est vraiment un vrai bouffon.
 
Bonjour :)
L'histoire commence à prendre forme tout doucement
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@Andréa_Halter
#MATUfic
un kiff pour être prévenue

Chapitre 3 21/01/2016


Harry
 
Vendredi 11 septembre.
 
J'ai fini ma toute première semaine en tant que prof et je suis déjà claqué comme pas possible à seulement vingt heures du soir. J'ai l'impression d'être un vieux.
 
Aujourd'hui a marqué la fin de ma présentation avec toutes mes classes et c'est sans réfléchir à deux fois que j'affirme que je préfère bosser avec les master 1 ; ils me fatiguent moins que les L3. Beaucoup moins.
 
Tout le monde m'apprécie, du moins je crois vu leurs rires pour mes blagues et leur attention pour mon cours sans parler de nos interactions. Tous ces petites choses m'évitent de longues heures à faire un monologue tel un robot. Le seul problème que j'ai pour l'instant c'est regard océan, alias Louis Tomlinson, qui n'arrête pas de déranger mon cours pour son plus grand plaisir. C'est ainsi que monsieur casse-couille ambulant – son surnom lorsqu'il me gonfle – n'a pas trouvé mieux que fredonner du rock en plein milieu du cours d'aujourd'hui, empêchant ses camarades d'écouter mes explications et moi de continuer mon cours. Au début je l'ignorais mais après plus de 3 heures en TD et 2 en cours magistraux cette semaine, j'ai plutôt envie de l'étrangler. D'ailleurs, j'ai fini par le renvoyer plus de deux fois cette semaine.
 
C'est donc après une dernière heure de prise de tête avec casse-couille ambulant que je suis rentré chez moi, le crâne en compote et la gorge sèche. J'ai passé de longues minutes sous la minuscule cabine qui me sert de douche avant d'avoir le courage de me mettre devant l'ordinateur pour commencer des recherches pour mes cours de la semaine prochaine.
Après avoir passé plus de deux heures sur internet, je me suis fait à manger et je me suis installé confortablement dans mes couvertures, un plateau-repas de fortune à côté de moi et le journal télé passant dans la petite télévision que j'ai ramené de chez mes parents. Un programme du soir très pourrit en ce début de week-end mais franchement, j'en peux vraiment plus. Je me sens même somnoler devant les infos nationaux tellement que je suis crevé.
 
J'étaie près à rejoindre définitivement Morphée lorsque ma porte résonna d'un bruit fort et perçant – vu le silence qui règne dans mon studio – me faisant sursauter dans mes couvertures. Sachant très bien que ça ne peut être qu'un étudiant venant m'embêter pour x raisons, je remets mon tee-shirt et je refais vite fait mon chignon tout en me dirigeant vers ma porte en faisant gaffe de ne pas me cogner contre ma table de cuisine, le noir de la nuit étant maître des lieux.
 
« Oui ? », Je demande à moitié endormi en ouvrant la porte, une tête bien réveillée me faisant face.
 
« Bonsoir monsieur, désolé de vous déranger mais j'aimerais vous inviter à la soirée de bienvenue de demain soir. C'est une soirée pour- », Commence Ron Weasley alias Sam Wesson, mon meilleur élève des L3
 
« Ça va, ça va !, Je le coupe en frottant mes yeux, je sais à quoi sert cette soirée. Cependant, je vais devoir refuser, je ne veux pas me créer d'ennuis en partant à une fête avec d'autres étudiants. Vous et vos camarades êtes mes élèves pour la plupart, ne l'oubliez pas Wesson. », Je fini par dire malgré son expression déçue.
 
« J'adore le surnom que vous m'avez donné monsieur, comme tout vos élèves d'ailleurs. Sachez-le. Bref, tout ça pour dire qu'on vous adore monsieur. Vous êtes cool, gentil, vos cours sont vachement intéressants et vous les faîtes vivre avec des blagues, contrairement aux autres professeurs et c'est justement pour ça qu'on tient à ce que vous participiez à notre soirée. Pas en tant qu'étudiant, parce que c'est pas une fête étudiante, mais en tant que voisin. »
 
Je reste sans voix après ça. Je m'en doutais qu'ils m'apprécient tous mais de là à ce qu'ils m'adorent ça dépasse toutes mes espérances, surtout que j'ai rien fait pour ; je suis juste resté fidèle à moi-même. Sam Wesson attends une réponse en me souriant sincèrement.
 
« Merci, pour tout. Je ne savais pas que j'étais aussi apprécié mais je dois refuser monsieur Wesson. Je suis un professeur et vous, un- », Je commence.
 
« Oui, oui, nous savons qu'il faut genre une limite entre vous et vos élèves, il me coupe en s'affolant, c'est pour ça qu'on a organisé une soirée avec l'obligation de porter un masque sur le visage. Comme ça, vous pourrez venir sans être repéré par les étudiants que vous n'avez pas en cours ou ceux qui se demanderaient pourquoi un prof fait partie de la fête de bienvenue », Il fini devant mon petit sourire montrant que je suis flatté de ce qu'ils ont fait pour avoir le maximum de chance que j'accepte la proposition
 
« Là encore merci, je suis touché mais je suis terriblement désolé...Je vais devoir ref- »
 
« S'il vous plaît ! S'il vous plaît ! S'il vous plaît », Il m'implore presque à genoux.
 
« Ça va ! Ça va !, Je dis en le remettant bien à ma hauteur, écoutez monsieur Wesson, je vais y réfléchir cette nuit et je vous donnerez ma décision finale demain en fin de matinée », Je fini par dire devant ses yeux de chien battu. Il sait être persuasif celui-là. J'aime beaucoup cette qualité...ou défaut selon les cas.
 
Il me remercier d'un signe de tête et repart dans son studio. Je referme ma porte à mon tour et je retourne me coucher. La prise de décision sera pour plus tard.
 
Samedi 12 septembre.
 
Je me réveille aux alentours de midi. J'ai beau être un prof, je reste quand même un mec ayant la vingtaine qui adore faire la grasse matinée un samedi matin.
 
Les rayons du soleil éclairent mon studio, les volets étant en moustiquaires. Je me lève en m'étirant et j'allume la télé pour moins sentir ce silence oppressant autour de moi. Je me fais chauffer du café et je prends des céréales pour bien commencer cette journée de repos.
 
Après avoir pris mon petit déjeuner qui me sert de déjeuner vu l'heure ainsi que ma douche, je sors de mon studio et je me dirige vers le rez-de-chaussée pour aller prendre mon courrier en saluant d'un signe de tête quelques habitants par-ci, par-là. En ouvrant ma boite aux lettres, je suis soulagé de voir que j'ai enfin reçu le certificat de mon bail. Je prends le reste du courrier c'est-à-dire des pubs, une carte de ma s½ur qui est en vacance en Australie et une sorte de petit carton. Je referme ma boîte en lisant le mot de ma s½ur et je retourne vers mon studio. Là-bas, je regarde vite fait les pubs ainsi que le fameux petit carton qui se trouve être une invitation et plus précisément, celle de la fête de bienvenue de ce soir :
 
Chapitre 3
 
Je souris en voyant à quel point cet élève souhaite que je participe à la soirée. D'ailleurs, faudrait que je prenne une décision concernant cette invitation tant voulu. Bien sûr, d'un côté j'ai envie d'y aller car après tout, il n'a pas tort : c'est une soirée pour les nouveaux voisins et ça n'a rien avoir avec les fêtes étudiantes mais d'un autre côté, je me dis que si j'accepte l'invitation, il souhaitera que je participe aux autres fêtes et ça, je veux pas.
Je reste plongé devant ce carton d'invitation pendant au moins une demi heure. Je fini par souffler et je le mettre sur le côté. La décision sera pour plus tard.
 
Je décide d'aller faire un tour dehors, le soleil étant présent et puisqu'il est presque quatorze heures, je vais pas rester entre ces quatre murs comme un chien enfermé.
J'appelle l'ascenseur et je rentre dedans après avoir attendu un peu. Mes voisins étant là aussi, je les salue alors que les portes se referment. L'un, Sam Wesson, me sourit en me saluant à son tour et l'autre, Louis Tomlinson, m'ignore en restant plongé dans son téléphone. C'est pas plus mal.
 
« Alors monsieur, vous avez réfléchi ? » me demande Sam Wesson. Son colocataire a un intérêt soudain pour ce qui se passe dans cet ascenseur.
 
« Pas encore. Je vous le ferais savoir dans l'après-midi », Je lui dis alors que les portes s'ouvrent devant nous. Je sors en première et ils me suivent. J'entends Louis Tomlinson lui faire une remarque concernant notre pseudo conversation dans l'ascenseur et il lui répond par une gentille vulgarité que deux potes peuvent se faire pour rire. J'attends qu'ils arrivent à ma hauteur, c'est-à-dire aux deux grandes portes de la sortie du rez-de-chaussée, en leur retenant la porte, vu qu'ils ont l'air de se diriger vers moi, et je sors complètement lorsque la main de Sam Wesson est sur la poignet et qu'il me remercie. Je ne fais plus attention à ce qu'ils font et je me dirige tranquillement vers le centre-ville.
 
J'étais à un passage piéton pour rejoindre le trottoir d'en face lorsqu'une moto noire s'arrête juste devant moi me faisant sursauter sur le trottoir que je suis prêt à quitter. Je suis très nul en connaissance de marques de moto mais je suis pratiquement sûr que celle-ci est une Guzzi. Ou du moins, une copie très bien réussi. Le motard arrête son moteur et je fronce les yeux en voyant qu'il n'a pas l'attention de me laisser passer. Il enlève son casque et les cheveux en pétard de l'autre casse-couille apparaissent devant moi. Génial, il m'a suivit jusqu'ici.
 
« Vous me laissez passer ou vous continuez à me suivre ? », Je lui demande en lui lançant un regard noir.
 
« Je suis pas un psychopathe », Ça reste à voir ça. Il lève les yeux au ciel en passant une main dans ses cheveux « Je veux juste vous dire que quoi que Sam vous ait dit, vous avez intérêt à refuser », Il continue en regardant l'horizon. Le revoilà avec son insolence.
 
« Je peux savoir pour qui vous vous prenez ?, Je lui demande en levant un sourcil, je fais ce que je veux et vous savez quoi ? Votre camarade m'a juste proposé d'aller à votre soirée de bienvenue puisque je fais partie des nouveaux habitants »
 
« Raison de plus pour refuser alors », Il lâche, ses cheveux s'ébouriffant à cause du vent et ouais bon, je dois avouer qu'il a un certain charisme comme ça. « En plus, lors de notre entrevue, je me rappelle que vous aviez dit que vous n'irez pas aux soirées, il me dit en me lançant un regard noir, donc soit vous avez menti, soit vous jouez à un jeu vraiment malsain ».
 
« Ça vous dérange, n'est-ce pas ?, Je réponds avec un grand sourire fier alors qu'il lèvent les yeux au ciel. Je l'agace et j'adore ça. « Alors rien que pour vous emmerder un peu plus, et même si à la base je voulais refuser, je vais accepter l'invitation, je dis, bon vous m'excusez mais j'ai un masque vénitien à aller acheter », Je dis en contournant sa bécane et marchant vers une petite boutique d'accessoires de fête. Il me crie une dernière phrase qui me fait rire directement :
 
« C'est pas fini ! Un jour, ils découvrons votre vrai visage », Il croit sérieusement que je suis un prof trop gentil pour être honnête ? Hum, hum bon à savoir. Ça me fait un style bad boy comme ça et lui, pendant ce temps là, il se fait des films stupides me concernant.
 
Je rentre dans la boutique en riant comme un con mais je me calme quand le vendeur me regarde bizarrement. Je pars directement dans l'allée des masques en tous genres en espérant pouvoir trouver un masque vénitien super beau et surtout, assez grand pour qu'il cache bien mon visage et j'avoue qu'ici ces accessoires sont tous très beaux, surtout ceux représentant le savoir faire Italien.
 
Après de longues minutes à essayer de me décider sur au moins cinq masques, j'opte pour un blanc et doré dont le nez est allongé sur plusieurs centimètres. Un masque parfait et comme je le souhaite. Ayant trouvé mon bonheur, je vais à la caisse payer mon achat et je reprends tranquillement la route dans les rues de Manchester pour continuer ma petite balade, le soleil toujours au rendez-vous malgré l'après-midi déjà bien avancée.
 
Je reviens dans la résidence aux alentours de dix-huit heures et demi, Sam Wesson et casse-couille ambulant (il m'a gonflé il y a trois heures avec sa moto et ses cheveux magnif...je veux dire gras dans le vent ) sont dans les escaliers riant et blaguant ensemble. Sam Wesson me fait un signe de tête et j'en profite pour lui confirmer que je viens à la soirée. Son pote casse-couille fait les gros yeux, sûrement surprit de remarquer que j'étais sérieux en lui disant que j'acceptais l'invitation et qu'en plus, j'ai dans les mains un sac plastique du magasin d'accessoires de fêtes où j'ai trouvé mon masque. Je suis en train d'enfoncer le clou bien profond et son expression actuelle me remplit de joie. Je jubile même tellement qu'il a l'air choqué que je puisse venir à cette soirée. Quant à ce cher Sam Wesson, il sourit jusqu'aux oreilles et tape joyeusement dans ses mains.
 
« Oh merci, monsieur, merci ! », Il était à deux doigts de me sauter au cou mais s'est rappelé à la dernière minute que je suis son prof et devient rouge tomate. « Pardon. J'ai eu un moment d'euphorie là je crois, il s'excuse en se massant la nuque, bref j'espère que vous avez trouvé un superbe masque. J'aimerai bien le voir mais je peux pas, sous peine de vous reconnaître ce soir », Il dit alors que je suis amusé par sa faculté à parler aussi vite que l'éclair.
 
« Oh mon dieu ! Assommez-moi tout de suite ! », Lâche casse-couille ambulant en nous voyant parler comme deux amis de longues dates. Il finit par monter les escaliers et disparaître dans l'angle de ceux-ci. Je lève les yeux au ciel devant tant de scènes surjoués alors que son pote hausse les épaules.
 
« Il vous adore, il m'avoue lorsqu'on s'élancent à notre tour dans les escaliers, seulement il le montre d'une façon très bizarre. Ne vous inquiétez pas, vous êtes pas le premier prof qui à la malchance de voir le mauvais côté de Louis », Il finit de m'expliquer lorsqu'on arrive à notre étage et à nos portes respectives « Bon, à tout à l'heure monsieur. Encore ravie que vous venez », Je rentre chez moi en lui lançant un sourire reconnaissant et je jette mon sac plastique sur mon lit lorsque j'ai refermé ma porte.
 
A la base, je devais refuser l'invitation. Trouvant ça assez bizarre d'être le voisin de mes propres élèves, je me voyais pas me pointer à ne serait-ce qu'une simple fête où ils seront là pour la plupart. Et me voilà, accroupis contre ma porte d'entrée, le sac avec le masque dedans jeté négligemment sur mon lit à attendre que je le mette pour aller tout droit dans ce que je peux appeler l'illégalité de l'éducation nationale. Le pire c'est que je sais parfaitement ce que je risque en y allant : ma place de prof à la fac. Et comment j'en suis arrivé là ? Tout simplement en jouant au même jeu du roi des casse-couille j'ai nommé Louis Tomlinson. J'ai été stupide sur ce coup là. Vraiment stupide et maintenant, je ne peux pas retourner en arrière : je suis obligé d'y aller.
Je me relève donc de là où je suis depuis ce qui me semble être une éternité, mes jambes craquant suite à ma position peu confortable, et je me dirige vers ma petite armoire pour essayer de me trouver une tenue décontractée mais habillée
 
Je prends une bonne heure pour trouver LA tenue appropriée : Une chemise blanche et un jean skinny noir ainsi que des converses – trouées sur le côté – blanches pour accompagner mon masque blanc et doré. Ça c'est une tenue qui en jette. En plus, ils ne m'ont jamais vu sans mon tailleur gris – tenue lorsque je suis en cours – ou mon jogging – tenue lorsque j'ai pas cours – donc ils pourront encore moins me reconnaître.
 
Le temps que je me douche et que je m'habille, vingt heures et demi arrive. Je me coiffe vite fait en me faisant une queue et non un chignon, continuant ainsi de faire en sorte qu'il n'y a aucune chance pour qu'ils me reconnaissent. Je fini ma toilette en me mettant un coup de parfum sur mes poignets et je repars à mon lit pour mettre mes converses.
 
A vingt-et-heures moins dix, je mets mon manteau – la salle se trouvant à 5 minutes à pied d'ici – et je déballe le masque de son plastique. Je souffle un bon coup, prenant du courage, et je sors en verrouillant la porte derrière moi. J'évite le plus possible de me faire voir dans les couloirs de l'immeuble ; beaucoup d'étudiants sortent de leur studio masqués ou non pour rejoindre comme moi, l'endroit de la soirée.
A l'extérieur, la nuit est arrivée. Je reprends mon souffle et je m'avance vers la salle où à lieu la soirée en posant mon masque sur mon visage et en l'accrochant derrière ma tête dans un double n½ud à l'aide de son tissus en soie.
 
Chapitre 3
(masque de Harry)
 
La salle est bondée. D'une elle est bondée comme pas possible et de deux, elle est quasiment dans le noire avec, pour seules lumières, une boule disco accrochée au plafond projetant des néons de lumière de cinq couleurs différents. Des souvenirs de mes soirées étudiantes me reviennent en pleine face alors que j'essaye de me frôler un chemin entre les visages masquées dansant autour de moi. Je dois avouer que leur masque, très beau pour la plupart, font un peu peur sous ces lumières qui bougent dans cette grande pièce.
 
« Pardon ! Pardon ! Pardon » Je dis en boucle en passant dans une masse de personnes se déhanchant aveuglément, leur masque glissant sur leur visage pour certains à cause de la sueur.
 
La masse de personne se dégageant un peu de moi, je reprends ma route à la recherche du buffet boisson/alimentation en replaçant bien mon masque, celui-ci ayant un peu glissé lorsqu'un couple m'a bousculé.
 
« Tu crois qu'on peut enlever notre masque ? » Demande un mec à ma droite en criant vu le ''boom, boom'' que fait la musique
 
« Non. Faut pas l'enlever. Je te rappelle que cette soirée masquée est pour monsieur Styles alias le meilleur prof que j'ai eu depuis le middle school (n/a : collège) » , Lui réponds son pote près de lui en criant lui aussi.
 
« J'espère qu'on l'apercevra le prof. Rien que pour lui souhaiter une bonne soirée » Réplique le premier. « Un prof aussi cool et intéressant que lui, il faut en profiter un maximum »
 
Je souris légèrement en continuant mon chemin. Voir que Sam Wesson à tout prévu pour que chaque étudiant reste dans l'anonymat le plus total. Ça me fait chaud au c½ur car certains pourraient ne pas vouloir porter de masque. Ce qui n'est pas le cas.
 
Ayant trouvé le coin boisson et amuse gueule, je me prends une bière et une poignet de cacahuètes puis je pars vers le balcon faisant office de terrasse – puisque nous sommes au premier étage d'un bâtiment de trois étage – où les fumeurs fument leur clope seul ou entre amis. Je me place à un coin isolé et je pose ma canette de bière sur le rebord du balcon en béton en regardant Manchester illuminé de mille et une lumières dans la nuit assez fraîche. La vue est magnifique et je m'en lasse pas de la regarder tout en buvant tranquillement ma bière alors qu'à quelques mètres de moi, des étudiants parlent et rient entre eux. Je crois même qu'ils parlent de moi et des surnoms que je leur ai donnés mais pas sûr.
Un couple vient près de moi en s'embrassant, me faisant reculer de quelques pas sans qu'ils s'en rendent compte.
 
Me retrouvant à l'angle du balcon, je m'appuie contre la balustrade en continuant la contemplation de la ville. La musique résonnant derrière moi, ma canette de bière presque vide posée à côté de moi et les rires agréables venant de quelques mètre plus loin me donnent d'agréables sensations de bien être. Des souvenirs revenant à la surface pour la deuxième fois.
 
« T'es trop grand pour te mettre dans un groupe ? » Je sursaute en me retournant vers cette voix douce et agréable dans tout ce brouhaha. Fronçant les yeux en voyant cet individu s'avancer jusqu'à mes côtés pour me taper discute, j'en perds mes esprits lorsque je le reconnais même avec un masque bleu sur le nez : des cheveux en pétard, un tact inexistant, des yeux magnifiquement bleus...Casse-couille ambulant me regarde sans penser une seule seconde qu'il est en train d'accoster le prof qu'il n'aime pas. Tout compte fait, le masque était une bonne idée. Il continu de boire son verre avec une paille tandis que je retourne mon attention sur le paysage de la ville endormi en vérifiant que mon masque est bien accroché à ma tête.
 
« Je dirais plutôt discret », Je fini par dire en le regardant de bas en haut. Il porte un tee-shirt des Rowling Stone bleu, un jean noir avec des bretelles assorties à son maillot tombant sur chaque côtés de ses cuisses et des basket noirs. Quant à son masque, il et bleu et doré. Enfin, je crois vu le peu de lumières qu'il y a sur cette terrasse. « Alors, pourquoi l'obligation de porter un masque pour une simple fête de bienvenue ? », Je tente bien que je sache très bien la réponse. Je veux juste connaître son avis.
 
« Oh c'est le gugusse me servant de meilleur ami et colocataire qui en a eu l'idée » Il enlève son masque « Il a fait ça pour que notre nouveau voisin qui est en fait un de nos profs puisse venir incognito à cette fête. Enfin, pas si incognito que ça s'il se ramène en tailleur ou jogging et chignon », Il fini dans une grimace alors que je me remercie intérieurement pour avoir eu la superbe idée de me mettre en tenue décontractée et fait une queue à mes cheveux. Je remercie aussi la musique résonant très fortement derrière nous en masquant très bien ma voix rauque.
 
Chapitre 3
(Masque de Louis)
 
« Il a l'air vraiment bien ce prof. Bon blagueur, charismatique. Sans parler de ses cours méga intéressants », Je lui dis (mes chevilles vont très bien) tandis qu'il se met à rire tout seul.
 
« S'il y a bien une chose de positif chez ce mec c'est bien son putain de charisme ravageur et sa belle gueule....Mais sinon, c'est juste un bouffon », Il m'avoue en redevenant sérieux. Je lui lance un regard noir qu'il ne voit pas et je me fais la note mentale de lui faire payer ça lors d'un examen.
 
« Un. Bouffon. ?! », Je lui demande en appuyant sur chaque mot. Je commence à bouillonner à l'intérieur.
 
« Bah je sais pas quel surnom il t'a donné mais moi, j'en ai un complètement stupide. D'ailleurs, t'es en quelle licence ? », Il me demande à son tour en regardant le vide.
 
« Je suis pas en licence, je suis...En master 1. Ouais c'est ça en Master et pour le surnom j'ai eu droit à...mouton...parce que j'ai des long cheveux, d'où ma queue », J'étaie à une seconde de lui dire mon identité et ça me démange encore donc il a intérêt à vite finir son interrogatoire et retourner avec ses potes avant que j'enlève mon masque et lui faire une syncope.
 
« Et mais ce prof il a rien dans le crâne mon dieu », Il lâche en se massant les yeux.
 
« C'est quoi ton problème avec lui ? », Je tente en me grattant le nez du mieux que je peux. Le masque est super mais qu'est-ce qu'il peut être démangeant. Ou alors, ma patiente à dépasser sa limite.
 
« Pff...Franchement, j'en sais rien » Il m'avoue en soufflant tandis que je reste sans voix. « En début de semaine, il continu en allumant une clope, je croyais que c'était le fait qu'il soit mon voisin mais plus les jours avançaient plus je comprenais qu'en fait, je m'en fous royalement qu'il soit mon voisin. Concrètement j'ai rien contre lui. C'est juste sa tête, canon soit-elle, qui ne me revient pas »
 
J'aime savoir que mon charisme est toujours aussi ravageur, même pour les plus casse-couille de cette planète. Par contre, lui, il commence à vraiment me saouler à toujours changer son point de vue sur moi. Un jour c'est notre voisinage qui le gène, et un autre jour c'est ma tête qui lui revient pas. Il est pas bipolaire ou lunatique sur les bords lui ?
 
« En gros, tu joues juste au con ? », Je lui lance sur un ton d'interrogation.
 
« Bah ouais. Fidèle à moi-même quoi, il affirme dans un sourire en tirant une taf, bon je commence à avoir froid moi et j'ai bien envie d'aller à la recherche de ce prof pas commun » Il met son blouson en cuir et en même temps son masque, sa clope entre ses lèvres. « Tu te joins à moi ? » Il me demande en voyant que je m'impatiente, mais pas pour les raisons qu'il croit. Non, ducon, j'ai vraiment pas envie d'aller à ma propre recherche. Je suis pas encore cinglés.
 
« Non, non. C'est bon, je vais rester là et continuer la contemplation du paysage » Je lui dis en souriant. « Ravie de t'avoir rencontré lo...Euh ton prénom c'est quoi ? » Je demande en me tapant intérieurement la tête pour avoir faillit l'appeler par son prénom, oubliant presque qu'il ne sait pas mon identité. Deuxième fois que ça m'arrive en une heure de conversation. Vivement qu'il parte que je recommence à respirer.
 
« Louis...Louis Tomlinson » Il me propose une poignet de main ce que j'accepte, continuant ainsi de jouer au mystérieux étudiant ravie de rencontrer un autre étudiant. « Et toi, quel est ton prénom ? »
 
Un blanc. Je reste fixé devant un point imaginaire derrière lui alors que je fais toujours aller de bas en haut sa main en la serrant plus que je ne devrais. Un prénom. Mais merde, je lui dis quoi comme prénom fictif moi ?
 
« Harold....Harold Cox » Je fini par dire sans vraiment réfléchir à deux fois à mes paroles. Mais il est parfait ce pseudonyme ! ''Harold'' étant mon débile prénom de naissance que peu de personne connaît et ''Cox'' étant le nom de jeune fille de ma mère que personne ne connaît à part mon meilleur ami mais comme il a déménagé à New York, peu importe.
 
« Ravie de faire ta connaissance, il me dit en arrêtant notre poignet de main et jetant son mégot, sinon ça te dirais qu'on s'échange nos mails ? Je pourrais te proposer nos numéros de téléphone mais on se connaît pas assez pour ça donc je pense que les adresses mail c'est bien pour le moment et comme ça, si tu as une question à me poser pour la vie à la fac ou autres, je pourrais te répondre assez rapidement. » Alors lui, il est culotté. Il me dit que ma tête ne lui revient pas et là, il me propose d'échanger nos mails. Faut savoir ce qu'il...Ah mais oui, c'est vrai, il sait pas que c'est moi. Faut vraiment que je me rentre dans le crâne qu'avec ce masque sur les yeux, il ne me reconnaît pas. Ou que j'arrête la bière.
 
« Ouais...Bien sûr....Heu, passes la tienne que je t'envoie tout de suite un mail », Je lui propose en prenant mon téléphone et me créant tout de suite une adresse mail avec mon pseudonyme à l'aide de Gmail que mon téléphone a dans ses applications d'origines. L'adresse électronique créée, j'enregistre son adresse dans mes contacts et je lui envoie un mail vraiment pourrit pour le coup.
 
« C'est bon, j'ai reçu ton ''coucou'' », Il m'affirme en regardant à son tour ses mails apparaissant sans doute dans ses notifications de son menu d'accueil. « Bon et bien, je crois qu'il est vraiment temps pour moi d'aller à la recherche de mon prof me faisant office de voisin. Je devais y aller depuis 10 minutes mais on a reprit une conversation donc là, j'y vais vraiment », Il me souhaite une bonne fin de soirée et pars vers la baie vitrée pour rentrer à l'intérieur.
 
« HEY ! » Je hurle pour qu'il m'entende de là où je suis. Il se retourne vers moi en fronçant les sourcils. « Pourquoi tu souhaites tant le chercher si sa tête ne te revient pas ? », Je lui demande en criant, trouvant ça bizarre qu'il veut me trouver parmi toute cette foule dansant et flirtant dans cette pièce peu lumineuse.
 
« J'ai envie de lui pourrir sa soirée en fait. Et vu qu'il est presque vingt-trois heures, faut que je me dépêche parce qu'il va sûrement rentrer vers minuit. Comme tous les vieux de son âge », Alors là mon gars, t'es loin du compte.
 
Il disparaît définitivement de mon champs de vision tandis que je m'appuie contre la balustrade en lâchant un soupir de soulagement, mon téléphone toujours allumer sur la fenêtre de Gmail dans ma main.
 
Me voilà mis dans un merdier indescriptible. Si un jour il découvrirait qui est véritablement son interlocuteur par mail, je crois que je pourrais dire adieu à mon statut de prof. Moi qui ne voulais en aucun cas faire amis-amis avec les élèves, je crois que c'est raté ; me voilà en possession du mail personnel d'un de mes élèves, qui plus est, est le roi des casse-couille.
 
 
Holà :)
Je tiens à préciser qu'à la base, la soirée de bienvenue devait être pour plus tard. En fin de compte, c'est très bien qu'elle soit à ce moment là.:)
N'hésites pas à commenter. Ça fait toujours plaisir.
#MATUfic
Un kiff pour être prévenue
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Je tenais à vous remercier pour ces 600 visites en seulement 1 semaines et demi de la création du blog sans parler des kiffs et commentaire. C'est trop I.N.C.R.O.Y.A.B.L.E. Alors merci. Merci mille fois.:D